T ' ENFLAMME PAS PETASSE .

T '  ENFLAMME  PAS   PETASSE   .
Notre sang et nos boyaux sont partis
On écarte nos os a travers la table la nuit
On se coupe un doigt
Pour nous donner un petit aperçu supplementaire
.

TANT PIS POUR TOI .
On prend des balles dans les dents
C'est dur a faire mais c'est si doux
Et si ils enlevent un couple
On essaye de mettre les choses au point
On prend des balles dans
La tete et le coeur et toutes nos parties les plus sombres
C'est étrange de trouver une telle lumière
Dans une telle nuit infinie.

TU L ' AS BIEN MERITE .
On prend des balles dans les dents
Pourtant ils essayent difficilement de ne pas dire comment c'est fait
Ils le font toujours
Ils divisent le secret en six parts
Et pries pour notre pardon
Et maintenant on ne se souvient plus
.

BOUFFE , PLEURE ET TAIS TOI .

Deviens le .

# Enviado el lunes 15 de junio de 2009 08:05

Modificado el viernes 21 de agosto de 2009 13:43

Fume, bois, profite .

 Fume, bois, profite .
Louise, oui, c'est son prénom . Un âge ? Certainement, mais elle l'a oublié, et alors ?
Ca te change quelque chose ? Jeune femme, en tout cas.
Marchant dans la rue, dans son pantalon noire cigarette, ses talons vernis claquant contre les pavés ornant le trottoir où quelques filles en mini jupe attendait une voiture, une roulée a la bouche, les cheveux bouclés par la pluie tombante en torrent, sa guitare sur le dos, tête baissée, elle fonce. Des mèches collées à son visage, son maquillage noir coulant sur ses joues, Mobscene de Marilyn Manson, à fond dans ses oreilles, elle s'arrête devant une entrée lugubre, on lui ouvre la porte, une autre chanson, Would You Love a Monsterman, se mélange a la sienne. Elle passe dans les coulisses, entend son nom crié à ne plus avoir de cordes vocales, salue quelques personnes, remplace son collier à perles par des piques nonchalants, enlève ses talons pour des bottines brunes usées, se passe un trait de rouge sur ses lèvres charnues, un chapeau, un foulard, un débardeur blanc, tout ça fera l'affaire. Quand aux traces noires sur ses joues rosées, révèlent son côté punk, avec la petite cicatrice qu'on peut trouver au dessus de son arcade gauche. Elle y va, réclamée par la foule, passe au devant de tous les autres de son groupe, et fait son entré en courrant d'un bout a l'autre de la scène. Alors la batterie commence à résonner. ONE, TWO, THREE, FOUR . Elle oublie tout et se laisse emporter par la musique, hurle a se déchirer la gorge. Chansons après chansons, bouteilles après bouteilles, joins après joins . Elle n'a plus contrôle. Et elle finit par sauter dans la foule, faisant porter son corps frêle par les bras de ses fans. Chaque soir finit a peu près comme ça, c'est toujours pareil. La routine. Elle va dans sa loge, regarde son reflet dans le miroir, ses yeux injectés de sang, c'est doigts en feu a force de gratter sur sa guitare. Elle prend son sac et, titubante, rentre chez elle. Se réveille la plupart du temps nue aux côtés d'un bel inconnu, et parfois, avec un peu de chance toute habillée, seule dans son lit rempli de mégots. Louise se lève, va dans sa salle de bain, ouvre ses tiroirs, sort tout son contenu par poignet, pour enfin trouver sa lame. Sans réfléchir, elle se taillade les veines. Une larme coulant sur la joue. Elle n'arrive pas à savoir pourquoi mais elle le fait comme toujours. Après ça, elle cherche sa coke dans sa chambre. Elle ne trouve pas. Elle panique. Elle crie de peur d'en avoir plus. Elle pleure. En arriver là, c'est pitoyable, et elle le sait. Elle se fait honte. Elle trouve finalement tout son matos sur sa table basse de son salon. Elle prépare. Enroule un billet, renifle. C'est tellement simple de faire son bonheur. Un faux bonheur. Tout va bien et tout ira toujours bien. Temps qu'elle a sa dose, elle en a besoin . Et puis, elle s'immobilise. Un blocage dans tout son corps. Il fallait bien que sa arrive un jour. Tout remonte. Mourir d'une overdose. Personne ne s'en rendra compte. Tout le monde s'en fou. Elle a toujours explosé de l'intérieur, et personne ne l'a remarqué. C'est bon pour elle, mieux pour eux .



Oui Louise, aime rêver .

# Enviado el miércoles 24 de junio de 2009 08:06

Modificado el jueves 30 de julio de 2009 14:35